La génération Bêta désigne les enfants nés à partir de 2025, selon la définition proposée par le démographe Mark McCrindle. Cette nouvelle génération succède à la génération précédente, la génération Alpha, et sera suivie par la génération Gamma. Selon les spécialistes, ces enfants grandiront et évolueront dans un environnement très connecté : réseaux sociaux, smartphones, intelligence artificielle et innovations encore inconnues. Si la génération Alpha a vu l’IA émerger, la génération Bêta, elle, vivra dans un monde où elle sera totalement intégrée.
Le nom « génération Bêta » a été inventé par l’australien Mark McCrindle ou plutôt par sa firme de recherche. Il explique que ce nom annonce l’arrivée d’une nouvelle génération, mais aussi d’une génération qui sera façonnée par un monde complètement différent. Selon les travaux de McCrindle, cette cohorte pourrait représenter 16 % de la population mondiale en 2035. Beaucoup d’entre eux atteindront le xxiie siècle et entreront dans l’âge adulte dans un contexte de profond changement climatique. Qui sont les membres de la génération Bêta ? Vous le saurez dans cet article !
Quels sont les traits distinctifs de la génération beta ?
La génération Bêta désigne les enfants nés à partir du 1er janvier 2025. Le nom vient du grec, après Alpha. Les membres de cette génération appartiennent à une cohorte démographique qui s’étendra en 2039, soit une période générationnelle de 15 ans. C’est la même durée que la génération alpha, mais bien inférieure à celle des différentes générations telles que la génération perdue, la génération grandiose, la génération silencieuse, la génération Baby-Boomer, la génération X, la génération Y ou Millennials et la génération Z.
Il est cependant important de préciser que le concept de génération bêta ne fait pas encore l’unanimité aujourd’hui chez les spécialistes. Le Pew Research Center, chef de file dans le domaine, a même cessé de mener des études sur les générations à partir de 2023, faute de consensus. Cela étant dit, même si cette génération vient à peine d’exister, on connaît déjà une partie de ses traits. Voici les caractéristiques principales qui définissent la génération beta :
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| 1. Rapport à la technologie | Immersion technologique dès la naissance : Les Bêta naîtront dans un monde où l’Intelligence artificielle (IA), le transport autonome, l’automatisation, et les environnements numériques font partie du quotidien, et non comme des « outils additionnels ». Ultra-connectivité et hyper-digitalisation : Ils évolueront dans un univers où l’accès permanent à des appareils, services et plateformes numériques est la norme. Plusieurs aspects de leur vie — éducation, socialisation, consommation — seront profondément modelés par le numérique. Expériences immersives et personnalisées : Grâce à l’IA, la réalité virtuelle/augmentée et à d’autres technologies avancées, leur éducation, leurs loisirs et leurs interactions sociales pourraient être hyper-personnalisés et immersifs, au-delà de ce que les générations précédentes ont connu. |
| 2. Engagement (social, global, environnemental) | Conscience globale et ouverture au monde : La Bêta grandira dans un monde interconnecté, ce qui favorise probablement une vision globale, la compréhension des enjeux internationaux, et un fort appétit pour la diversité culturelle. Sensibilité à l’écologie et aux enjeux climatiques : Dès le plus jeune âge, cette génération pourrait être sensibilisée aux défis environnementaux, à la durabilité et à une consommation éthique comme des valeurs normales et attendues. Engagement social et inclusion : On prévoit que la Bêta valorisera l’empathie, l’équité, l’inclusivité et la collaboration, des attitudes qui s’expriment dans des formes de famille et de communauté diversifiées, ainsi qu’une attention aux inégalités et à la justice sociale |
| 3. Vie familiale et sociale plus variée et flexible | Diversité des configurations familiales : Avec les bouleversements économiques, sociaux et culturels, les modèles familiaux seront probablement plus variés (familles recomposées, monoparentales, co-parentalité, …), ce qui influencera la socialisation des enfants Bêta. Souplesse dans les choix de vie et d’habitat : Les jeunes générations actuelles (et donc les parents de Bêta) montrent des comportements comme rester plus longtemps chez les parents, retarder l’achat d’un logement, préférer la location ou des logements temporaires. Valorisation du bien-être familial et social plutôt que matérialisme : Avec les incertitudes économiques et les changements de priorités, Bêta pourrait grandir dans des familles ou communautés où le lien, le bien-être, la solidarité, et le soutien mutuel comptent plus que la réussite matérielle traditionnelle. |
| 4. Éducation et apprentissage centrés sur l’humain | Accent sur les compétences socio-émotionnelles et la résilience : Les changements rapides du monde (climat, économie, société) incitent les systèmes éducatifs à favoriser non seulement le savoir académique, mais aussi l’adaptabilité, l’empathie, la coopération, la capacité à gérer l’incertitude. Plusieurs analyses du rapport Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) 2025 montrent ces tendances. Flexibilité des parcours scolaires et professionnels : Avec des marchés du travail instables et changeants, Bêta pourrait avoir des parcours moins linéaires : changement de métier, formation continue, reconversions, apprentissages diversifiés. Valorisation du bien-être mental et de la santé psychologique : Dans des sociétés soumises à des stress (climatiques, économiques, sociaux), l’éducation pourrait inclure davantage le bien-être, la santé mentale, l’équilibre vie-privée / vie professionnelle. |
Note importante : il n’existe pas encore d’études empiriques solides sur la génération Bêta. Ces caractéristiques sont pour l’instant des hypothèses basées sur les traits des jeunes générations déjà observés et sur les projections des experts.
En quoi la génération bêta sera-t-elle différente de la génération alpha ?
Pour rappel, la génération Bêta regroupe les enfants nés entre 2025 et 2039. La génération Alpha, elle, fait référence à ceux nés entre 2010 et 2024. Voici les principales différences entre ces deux générations :
Événements vécus
La Génération Alpha a été marquée par de nombreux événements mondiaux et locaux pendant son enfance. Outre la pandémie de covid, elle a vécu les confinements, la généralisation de l’enseignement à distance, la montée des tensions géopolitiques, des catastrophes climatiques, et des changements économiques rapides. Ces expériences ont façonné leur rapport au monde, les rendant plus prudents et conscients des incertitudes. La Génération Bêta, en revanche, née après 2025, vivra dans un monde post-pandémie mais sera confrontée à d’autres défis et événements. Elle verra de crises climatiques plus fréquentes, certaines guerres et conflits régionaux pourraient impacter leur quotidien, et les transformations sociales et technologiques seront encore plus rapides.
Rapport à la technologie
Les Alphas sont nés dans un monde hyper connecté. Ils vont grandir dans une ère de smartphones, d’Internet, des réseaux sociaux et numérique omniprésent. Pour les Bêta, ils vivront dans un monde encore plus technologique : intelligence artificielle, réalité virtuelle/augmentée, objets connectés et intégration numérique-physique dès la naissance. Par exemple, nous sommes déjà dans l’ère où la création de contenu assistée par l’IA est quelque chose de très banal. Quand les membres de la génération bêta seront adolescents ou adultes, il sera tout aussi banal de voir des IA ultra-intelligentes gérer nos emplois du temps, nos finances et notre apprentissage, que des robots et systèmes automatisés prennent en charge la plupart des tâches domestiques et professionnelles.
Éducation et apprentissage
Pour les Alpha, l’école s’adapte déjà à l’ère numérique : usage des technologies, mais structure assez « classique ». Les Bêta, eux, pourraient bénéficier d’un enseignement encore plus personnalisé, plus flexible, avec des technologies avancées comme l’IA, et la réalité virtuelle pour apprendre.
Rapport au travail et aux compétences
Selon les données de l’OCDE, l’automatisation transformera fortement les emplois d’ici 2035. Si on fait le calcul, ce sont les membres de la génération Alpha qui entreront en premier dans cette nouvelle ère professionnelle marquée par l’IA, la robotique et la numérisation avancée. Cependant, on peut s’attendre à ce que ces technologies soient encore plus répandues, plus mûres et plus intégrées lorsque la génération Bêta arrivera à son tour sur le marché du travail. Ils évolueront ainsi dans un environnement où la collaboration homme-machine, la créativité et l’analyse seront devenues des compétences centrales.

Quels prénoms sont populaires chez la génération Bêta?
La génération Bêta regroupe les enfants nés entre 2025 et 2039. On ignore encore quels prénoms seront célèbres jusqu’en 2039. Mais on connaît déjà les prénoms et noms les plus donnés en 2025. En 2025, pour les filles, les prénoms les plus populaires sont Louise, Jade, Ambre, Alba, Emma. Pour les garçons, nous avons Gabriel, Raphaël, Louis, Léo ou encore Noah. On observe aussi l’émergence de prénoms plus originaux ou remis à la mode, comme Alba ou Maël, qui gagnent en popularité ces dernières années.
Quel impact aura la génération Bêta sur le monde?
La Génération Bêta pourrait avoir un impact profond sur l’orientation du monde. D’abord, parce qu’elle grandira dans un contexte d’ultra-connectivité, d’intelligence artificielle et d’automatisation plus propice à de profonds changements. L’éducation, la santé, le travail ou encore les loisirs, tout sera remodelé par la technologie, ce qui va transformer les modes de vie et de pensée dès l’enfance.Ensuite, cette génération pourrait stimuler une croissance économique nouvelle. En effet, d’ici 2050, la Génération Bêta représentera près de 18 % de la population mondiale, donc une partie significative des consommateurs et travailleurs. Enfin, leur immersion dès l’enfance dans des contextes mondiaux marqués par des défis (urbanisation, climat, transition technologique) les rendra particulièrement aptes à imaginer des solutions innovantes. Leur vision pour l’avenir pourrait ainsi réinventer le travail, la relation à l’environnement, et les interactions sociales, ce qui rend cette génération un vecteur de nouveaux paradigmes sociétaux.

Quels défis la génération Bêta va-t-elle rencontrer?
La théorie générationnelle de william strauss explique qu’un groupe d’individus d’âge similaire, vivant les mêmes événements historiques en même temps, forme une génération avec des valeurs et un comportement communs. La génération Bêta risque donc d’être façonnée collectivement par les grandes mutations de leur époque. Voici les défis majeurs qu’ils pourraient rencontrer :
Technologie omniprésente
La génération Bêta grandira dans un monde saturé de technologie numérique, avec l’intelligence artificielle, l’automatisation, la réalité virtuelle ou augmentée, des technologies de santé connectées, et aussi des innovations impensables aujourd’hui. Dès leur plus jeune âge, ces enfants seront entourés de machines intelligentes et de systèmes automatisés. Ce contexte représente un défi important : comment apprendre, socialiser, et se construire quand la science et la machine sont partout autour de soi ?
Distinction entre réel et virtuel
Avec l’omniprésence des environnements virtuels et des IA, les enfants de cette génération devront apprendre à distinguer ce qui est « humain » de ce qui est « machine ». Ce sera un défi éducatif et social : comment conserver des repères clairs quand le virtuel peut imiter le réel presque parfaitement ? Cela peut poser des questions d’éthique, d’identité, d’empathie, et de prudence — notamment sur la confiance, les relations, et la vérité.
Crises globales
La génération bêta hérite d’enjeux lourds : le changement climatique, l’instabilité sociale, des défis de santé publique, des transitions écologiques et énergétiques majeures. Ils naissent dans une période de profondes mutations planétaires. Pour eux, c’est un défi collectif. Ils devront survivre, s’adapter et construire dans un contexte exigeant pour la planète et pour la société.
Besoin d’adaptation permanente
Le monde évolue très vite. Pour s’en sortir, la génération Bêta devra développer des compétences comme la créativité, la résilience, et la flexibilité. Leurs métiers, leurs savoirs, leurs modes de vie changeront plusieurs fois dans leur vie. Cette évolution, cette capacité à s’adapter, sera essentielle pour naviguer dans un XXIᵉ / XXIIᵉ siècle incertain et en constante mutation. Il se peut que quand la génération Bêta entrera dans la vie active, certaines carrières, que nous jugeons aujourd’hui d’avenir, comme le métier de marketing digital, pourraient devenir totalement obsolètes
